10.12.2009

D'aprés un etoile de Kandinsky - A mes amours..., d'Olivia

Je viens de tout là-haut,

J’ai vu la lune et la lumière

Aperçu des êtres extraordinaires

Et posé là mon vaisseau

Le singe a fait des grimaces et a sauté de joie,

Sur le chemin de l’indépendance a filé le chat

L’araignée m’a fait peur et m’a dit « viens mon enfant »

Allons voir le plus vieux et le plus sage des éléphants.

J’étais loin de mon étoile

Mais mes rêves gonfler mes voiles

Tout ça n’avait ni queue ni tête

Mais je poursuivais ma quête

Moi je voulais juste du bonheur plein les mirettes

Et de l’encre sur les doigts

Pour tracer d’un coup adroit

Deux lettres

Dans un ciel bleu comme toi

Esquisse..., d'Olivier

J’ai toujours aimé manipuler un crayon, nous pas pour dessiner quelque chose mais pour laisser aller un mouvement, créer une redondance, quelques vacances pour les doigts déconnectés du cerveau. Un aller-retour perpétuel, un voyage du poignet, la main semble vivre indépendamment de la tête. Peut-être aussi est-ce une relâche pour l’esprit, une période de moindre activité. Au bout de quelques instants quand il y a suffisamment d’encre dans la marge, le crayon retourne s’allonger sur le bureau à moins que la conversation ne dure. Le sous-main noircit au fil de la journée… et puis, on se lève, on s’assied, on regarde le gribouillis de plus loin, on aperçoit une figure au fond d’un entrelacs de traits, on retourne la feuille, on la mets de biais. Une figure équilibrée se dessine. On sort le feutre rouge, on délimite l’objet… et parfois, il disparait, il n’a plus la grâce, désolation… Heureusement, ce n’est pas systématique, quelquefois la silhouette se dégage, elle conserve son harmonie, elle est là, seule, isolée, elle tient debout, elle vit un peu, elle réclame de l’air, de l’espace pour s’exprimer. Ce petit geste sorti du poignet semble vouloir vivre quelque part. Il vient de nulle part et revendique sa place. Il est grand comme un timbre-poste et demande à être étudié. Alors on l’arrache, on l’introduit dans son portefeuille avec un sourire. Il sommeille, on pense à lui. On essaie de le refaire mais il résiste, il est unique, il ne peut être dupliqué à la sauvette. Il requiert un véritable travail. L’esquisse est là, elle dort, il faut en prendre soin. Plus tard, on reprend l’ouvrage plus sérieusement, on refait la figure en grand, on troque le crayon contre le pinceau. Tout compte la taille du trait, les proportions. Quand par bonheur, cela résiste un peu à la critique, quand le graphisme plaît à l’œil, on se prend à créer un espace autour de la figure et à mettre en scène ce petit quelque chose qui ressemble à un fil de fer. On lui invente un personnage, on l’introduit dans un environnement. Bien-sûr, cela ne marche pas à tous les coups mais sur une dizaine de tentatives, on arrive à en sauver deux ou trois, deux ou trois tâches de couleur avec lesquelles on aura vécu plusieurs semaines. Un coup de crayon de hasard, l’accident, un trait malencontreux aiguise l’œil, il peut changer la vision du monde parfois.

Ce que cette oeuvre dit de vous

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Ouvres de Matisse, Miro, Hopper